Faites des propositions, Monsieur SCHRICKE

"Faites des propositions, Monsieur SCHRICKE !" dites-vous Monsieur le Maire. Voici ma réponse !

1° au niveau budgétaire : Nous nous sommes quasiment limités à proposer la suppression du poste de chef de cabinet dont le coût avoisine un point de fiscalité. Pour le reste, nous estimons que le maire et sa majorité doivent assumer les erreurs du passé. Elus depuis plusieurs mandats, ils ont fait ou toléréré des choix qui grèvent aujourd'hui nos capacités financières. Et comme notre commune est dite pauvre fiscalement, ces capacités ont atteint leurs limites. Concrétement, ceci se traduit par un investissement au point mort, des économies à la marge pour le budget de fonctionnement (qu'est-ce 82 843 € sur un budget de 14 700 291€ ?) et une fiscalité à la limite du tolérable pour les colomniérois qui possèdent un bien foncier. Mais nous avons aussi demandé davantage de transparence dans la transmission des données chiffrées car les variantes faussaient nos conclusions et nous avons fini par obtenir l'établissement d'une convention pour les crédits alloués au C.O.S. (Comité des Oeuvres Sociales), crédits à imputer désormais au chapitre des charges salariales.

2° au niveau de la gestion du personnel : Nous avons proposé de faire partie du Comité Technique pour être en mesure d'analyser objectivement la situation et de suggérer des solutions consensuelles. Monsieur le Maire a décidé de prendre ses responsabilités en se passant de nos avis. Nous connaissons aujourd'hui les limites de ce choix et les dégats psychologiques de cette gestion. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir. Mais là aussi, nous ne pouvons que constater, puisque la porte est fermée !!!

3° au niveau de la démocratie participative : Dans le dossier Marwan Barghouti comme dans celui de la fermeture de la mairie annexe, nous aurions aimé être sollicités bien en amont, d'une part pour avoir la priorité de l'information, ce qui est logique quand on est en responsabilité, d'autre part pour faire une étude d'impacts. Le maire préfère le passage en force voire pire, l'absence de décision qui amène inévitablement au premier mode d'action. Au pied du mur et devant la contestation qui se traduit par une pétition de 573 signatures ( cas de la fermeture de la mairie annexe), le maire va même jusqu'à la menace de faire évacuer la salle du conseil municipal plutôt que d'écouter ses administrés. Ainsi, il contredit dans les faits et publiquement la charte de la démocratie participative qu'il  a l'intention de faire voter. Comment proposer dans un tel contexte de déni de démocratie ?

4° au niveau de l'expression politique dans le bulletin municipal : Après le vote, fin juin 2014, du règlement intérieur du conseil municipal et devant le refus du maire à faire procéder à la délibération prévue dans l'article 33, nous avons proposé d'avoir une expression équivalente à celle des groupes de la majorité, même si la loi de 2002 ne parle que de l'expression de l'opposition. Malgré ce signe de bonne volonté de notre part, le maire persiste à réduire notre expression à 1000 caractères (espaces compris !!!), ce qui est parfaitement inégalitaire et ne permet pas d'expliciter correctement notre argumentaire. Et bien sûr, le maire en profite pour dire que nous tombons dans la démagogie et la caricature. Face à cette situation qui n'a que trop duré, nous avons décidé de déposer un recours auprès du Tribunal Administratif de Bordeaux. Comme il fallait s'y attendre, le chef du cabinet du maire a déjà fait le pari que nous serions déboutés. A suivre !!! L'opposition n'aurait-elle vocation qu' à avoir tort ou être inepte ???

Vous l'avez compris, faire des propositions dans un tel contexte est quasiment impossible et il m'est permis de voir une méthode différente au sein du conseil du Grand Périgueux. Et si vous en doutiez, il suffit de lire la presse qui traduit assez bien la complexité de la gestion communale. Monsieur le Maire, pour faire germer des propositions, les analyser et en accepter éventuellement, il faut être objectif et savoir anticiper les événements. Les faits prouvent, aux yeux de tous nos concitoyens, que ce ne sont pas vos qualités majeures, ni hier, ni aujourd'hui.

Yves SCHRICKE

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Date de dernière mise à jour : 12/10/2015

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